dimanche 8 mai 2011

Tell me the story of how you ended up here. Joy and misery.


Hurler à tout prix ce que l'on ressent, vomir ses émotions. Détruire le passé, mettre le feu à la vie. Leur dire de s'en aller, leur dire de ne pas partir. c'est trop tard. Je ne sais plus rien. Les choses s'en vont sans crier gare, et moi je crie jusqu'à en perdre mes cordes vocales. Je ne me souviens plus quand était la dernière où j'ai senti autant de haine en moi, autant de tristesse. De perturbations. Personne ne sait, ça m'est égal. Je me moquais des saisons, de l'heure. ça ne me fait rien. Cela me touche si je veux, puisque je le sais, on finira tous seuls.

mardi 26 avril 2011

Est-ce que vous en avez, des doutes, des idées et des rêves de douceur éveillée ?



C'est bizarre comme je n'arrive toujours pas à me situer. C'est encore trop compliqué. Je fais toujours, en décalage, en différence - sauf quand j'écris, c'est toujours pareil. Je ne maitrise ni crayons, ni peintures, ni mon corps, ni mes organes. Je ne sais pas ce qu'il me faut, comment ni pourquoi, ni même ce dont j'ai besoin. Aujourd'hui passive, demain enjouée. Demain je serai Bleu Pétrole, après demain carmin, avant hier moutarde, le surlendemain Klein. Peu importe. Je me plonge dans l'art, dans le rouge, dans le soleil, jusqu'à en être déboussolée. Les gens m'énervent, me torturent. J'ai envie d'étriper les moutons, d'aimer les foetus, et de faire un bisou au chat. J'ai des doutes sur le changement d'heure, en été. J'ai envie de voyager, de peindre, de dessiner, de me faire tatouer, de voir mes amis, d'être avec elle.. de vivre. Est-ce-que vous en avez, du réseau, des rougeurs, des nerfs d'acier ? Les hirondelles ont annoncé la belle saison. Moi je nage dans les plantes, dans les idées. C'est l'époque du nettoyage de printemps. On débarrasse la poussière, on change les ampoules. J'ai même envie de manger des poulpes.

Drawing : me.

jeudi 31 mars 2011

Vanités, en vain.


Je n'écris que pour moi. Et je crois, encore que je me suis trompée de direction. Tout se trompe de direction. Je ne suis plus habituée à rien. Les angoisses viennent et s'en vont, c'est à n'y rien comprendre. Rien ne change, rien ne bouge. On tombe, on se relève, jusqu'au moment où on s'explose la gueule la terre. Et c'est la fin. Fin d'un tout, d'une personne. Personne ne saura jamais.

Picture : Hedi Slimane.